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Un partage d'expériences personnelles, de succès, d'échecs, de joies et de petits trucs pour alléger le quotidien.

Ce blogue contient des témoignages personnels qui ne sont en aucun cas des avis professionnels. Ceci est un partage d'expériences et d'opinions provenant de parents de différents milieux avec des enfants tous aussi différents et uniques.

Par ici la Rentrée (avec un grand R) !

Posté le 07/08/2015

On a beau faire du déni, la rentrée scolaire revient chaque année à la fin août (ou début septembre pour certaines commissions scolaires). Le mois d’août est déjà bien entamé et même s’il reste plusieurs belles journées pour profiter de l’été, il faut tout de même se rendre à l’évidence: la routine nous rattrapera bien plus vite qu’on ne le croit.

Un truc que j’ai développé avec les années, pour éviter le choc (catastrophique) du changement drastique de vitesse, c’est de préparer la rentrée AVANT la rentrée.

Bien sûr, il y a les listes scolaires à déchiffrer, les articles à magasiner et le sac d’école à retrouver (et parfois vider!). Mais la rentrée pour nos enfants, c’est aussi bien plus que ça.

Premièrement, il y a la question de l’école. Nouvelle école ou pas, les enfants aiment pour la plupart retourner sur les lieux avant la rentrée. Renouer avec le parc de l’école ou passer plus souvent devant en vélo peut leur permettre de se refamiliariser avec l’endroit.

Si votre enfant a un diagnostic ou se montre parfois anxieux face à la nouveauté, vous pouvez tenter d’obtenir, avec la permission de la direction d’école, une petite visite à l’intérieur de l’école avant la rentrée. Lors d’un changement d’école, par exemple, il peut être utile pour un enfant TSA ou autre de se familiariser avec les lieux AVANT de devoir aussi se familiariser avec les gens. Visiter l’école, voir sa classe, peut-être choisir son pupitre, peuvent être rassurants pour lui. S’il le désire, il peut aussi être possible de rencontrer l’enseignant(e), rapidement, pour qu’il ait au moins un nom et un visage le matin (un peu cahotique) de la rentrée.

La rentrée scolaire par contre, ça se prépare dans le confort douillet de la maison aussi.

Commencer un décompte avant la rentrée peut être aidant, sauf si vous sentez que ça ne fait qu’augmenter le niveau d’anxiété de votre petit ange. Après tout, il a droit lui aussi de profiter des derniers jours d’innocence de l’été.

Parler de l’école positivement est la clé. Que ce soit pendant l’année scolaire (on ne rouspète pas trop fort le dimanche qu’on n’a pas hâte au lundi), pendant les devoirs (parce que oui, il faut faire avec et ils sont le lien direct entre la maison et l’école pour votre enfant) ou pendant les vacances (parce qu’on a beau vouloir profiter de la vie de famille, c’est tout de même impossible à éviter). Le retour à l’école est aussi synonyme de petits bonheurs. Les effets scolaires neufs qui sentent bons. Le plaisir de retrouver ses amis. Le bonheur des soirées fraîches de septembre où on part prendre une marche avec une douce veste chaude. Les fins de semaine au chalet avec un feu ou les visites au verger pour y cueillir les succulentes pommes. Focusser sur le positif de l’automne, qui revient tranquillement avec la rentrée, rend le tout plus facile à avaler (même pour nous!). Insister sur le fait que l’été dure jusqu’à la mi-septembre, nous aurons encore de belles soirées chaudes à manger dehors, la piscine sera encore ouverte pour les baignades rapides au retour de l’école ou le samedi après-midi.

Ce qui peut être motivant aussi, c’est de prévoir en août une activité agréable, amusante et qui rappellera les vacances… en septembre! Quoi de mieux pour voir septembre arriver avec joie! Une sortie au Zoo ou à La Ronde (tellement agréable avec la douceur de septembre), un pique nique sur le bord de l’eau, une sortie gourmande à la miellerie, une grande joute de soccer avec tous nos amis au parc le samedi après-midi, un party BBQ et piscine chauffée si c’est possible. La liste est longue… Demandez-leur ce qu’ils aimeraient! 

Dans les préparatifs scolaires, il faut prévoir tous ces petits détails qui nous simplifieront la vie durant les premières semaines. Les annoncer sous forme d’activité peut être drôlement agréable.

À partir de la mi-août, les activités peuvent être annoncées dans le calendrier familial, sous forme de pictogramme, ou tout simplement notés si votre enfant réagit bien aux changements. 

Il peut être utile de prévoir un temps pour l’essayage de vêtements d’automne, un temps pour le magasinage d’effets scolaires ou de vêtements. Faire participer les enfants à l’étiquetage des articles ou au choix des couleurs de cartables les aident à s’approprier leur matériel.

Et puis vous, chers parents… Vous pouvez également prévoir un temps pour réorganiser l’armoire de plats de lunchs, un temps pour lister quelques idées de repas rapides ou de lunchs pour les premières semaines, ou encore remettre à jour le calendrier familial. 

Mais surtout, prenez un temps pour profiter encore de ce mois d’août. Parce que chaque été est précieux, que vos enfants grandissent vite et que si nous, on n’y voit que le retour de la routine/lunchs/devoirs/courses/alouette, nos enfants peuvent ressentir une grande excitation ou au contraire, de l’anxiété face à la rentrée. La préparer en douceur peut aider à ne pas oublier de profiter des doux rayons du soleil en attendant qu’elle arrive!

 

Bonne fin d’été!

 

 

 

 

Loreli Berthiaume
maman de Mélina et Raphaël
TSA, TDAH et dyspraxie (Mélina)

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Centre de contrôle

Posté le 10/03/2014

Étant éducatrice spécialisée de formation, j'ai toujours eu tendance à mettre en place à la maison ce que je fais naturellement au travail. Avec une fillette de 10 ans autiste, les routines en pictogrammes ont rapidement pris leur place chez nous.

Maintenant qu'elle a vieilli, elle n'a plus besoin de connaître chaque petit détail, puisque la routine est bien établie et les attentes sont claires. Par contre, elle aime savoir ce que l'on fera chaque jour au niveau des activités, des devoirs, des tâches et si c'est un soir de lavage de cheveux ou juste de bain. (c'est sa bête noire.)

J'ai donc "ouvert" ce centre de contrôle sur le frigo. À gauche, sur l'accroche-porte vertical vide, j'y mets normalement la routine du retour de l'école. J'y inscris ce qu'il y a à faire de 15h30 à 19h30. Elle sait ainsi si elle a droit à une émission avant le dodo, si on fait des devoirs ou pas, si elle lave ses cheveux ou si j'ai une réunion.

Pour le calendrier central, il a été très utile pour la semaine de relâche. Les activités prévues y ont été insérées (ne vous fiez pas sur ceux présents, elle m'avait fait son samedi de rêve !!) . Finies les questions "qu'est-ce qu'on fait demain?" ou "quel jour on reçoit les amis à souper?".

Sur l'accroche-porte de droite, on y retrouve la routine de ménage (moment pénible pour elle). Mes enfants se séparent les tâches et tout est fait. Le petit carré (de 4 pictos) à gauche sert à insérer quels devoirs ou quelles leçons seront faites chaque soir, ainsi que le temps accordé.

Les pictos restent accessibles, elle peut m'aider à monter l'horaire, me demander des changements. Avec des attentes claires d'une part et d'autre, cette organisation nous permet de réduire l'anxiété face à l'inconnu et l'opposition face aux tâches qu'elle aime moins.

Loreli Berthiaume
maman de Mélina et Raphaël
TSA, TDAH et dyspraxie (Mélina)

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Manger... Une étape à la fois.

Posté le 28/01/2014

Manger peut être une source de stress extrême pour certains enfants. L'heure des repas devient donc synonyme de combats et un véritable casse-tête pour les parents. Les difficultés alimentaires sont variées: ceux qui ne mangent pas suffisamment, ceux qui mangent trop, ceux qui sont très sélectifs, ceux qui ne le sont pas assez. La rigidité est souvent la plus grande coupable.

Notre fils Tom fait partie de ces enfants qui sont trop sélectifs. Lorsqu'il était bébé et qu'il était à l'étape des purées, tout y passait (ou presque). Lorsque nous avons introduit les morceaux, certains aliments ne l'intéressait plus du jour au lendemain. Et plus les mois avançaient, plus Tom rejetait certains aliments. 

Avec l'aide du CRDITED de notre région, nous avons appris à connaître ce qui le perturbait. Par exemple, l'odeur d'une clémentine que l'on pelait pouvait lui causer des haut-le-coeur. Idem pour les poivrons coupées. Nous avions beaucoup de difficultés à lui faire avaler certaines viandes, question de texture en bouche.

Avec les années et plusieurs essais et erreurs, nous arrivons à trouver des astuces afin de lui faire manger des aliments sains... et de cacher subtilement certains légumes verts. Par exemple, nous pouvons mettre n'importe quoi dans une sauce à spaghetti, les muffins sont super pour y insérer des fruits, légumes et grains entiers, certaines viandes passent mieux avec du Ketchup, etc.

N'en demeure pas moins qu'il est toujours très difficile d'intégrer un nouvel aliment. Quand Tom nous accompagne à l'épicerie, nous essayons de l'inciter à choisir un aliment nouveau. Ce n'est pas toujours un succès, mais nous nous assurons de lui démontrer à quel point nous sommes fiers de lui lorsqu'il accepte d'essayer. C'est avec cette technique que nous avons réussi à lui faire aimer le maïs. Certaines tentatives furent moins concluantes, dont celle des fraises. Cependant, nous ne fermons pas la porte à une deuxième tentative dans un futur rapproché.

À l'époque où Tom fréquentait un CPE, les éducatrices étaient remplies d'astuces et de petits trucs pour tenter de faire avaler certains aliments que Tom évitait. Puisque Tom a toujours bien répondu à l'utilisation des pictogrammes, nous lui avons instauré un système 1-2-3. Le principe est simple: Démontrer visuellement à l'enfant le nombre de bouchées que nous souhaitions qu'il avale. À côté de chaque chiffre, nous apposions un pictogramme de "champion". Ainsi, il était plus facile pour lui de comprendre exactement ce qu'on attendait de lui. Manger devenait donc un défi intéressant et non un exercice de torture. À chaque bouchée avalée, nous faisions la fête! Il n'y avait pas de récompense à la fin, mais la seule satisfaction d'avoir réussi était suffisant pour lui.

Cette méthode ne fonctionne pas à tous coups, mais elle fût d'une grande assistance pour affaiblir certaines rigidités alimentaires de notre Champion. Ce n'est jamais partie gagnée, mais tranquillement, on tente de lui ouvrir l'esprit... et l'appétit!

 

Anik Dessureault
maman de Tom
TSA et dyspraxie

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